Risques liés à l’anesthésie

Risques liés à l’anesthésie

L’anesthésie générale

L’anesthésie est une pratique médicale qui comporte des risques. Ces derniers sont généralement maîtrisés. La probabilité de survenance des risques ainsi que leur gravité dépendent de plusieurs facteurs tels que l’état de santé, l’âge… Les méthodes utilisées en anesthésie sont efficaces et garantissent la sécurité des patients. Malgré la fiabilité de ces techniques, on peut noter :

– les nausées et vomissements qui sont très courants. Ces symptômes apparaissent après le réveil et se calment aisément.
– les douleurs au niveau de la gorge et l’enrouement de la voie.

Ils entraînent le plus souvent la difficulté à avaler ou à parler. La voie subit une modification suite à la fatigue des cordes vocales. Ces douleurs résultent de l’intubation et le plus souvent, se dissipent les jours qui suivent l’anesthésie. On a également des cas de :

– douleurs dentaires : il est important de notifier l’existence des sensibilités dentaires relatives notamment à l’intubation.
– douleurs et lésions présentes au niveau des nerfs, de la peau et des muscles.

Ces lésions sont liées à la position allongée sur plusieurs heures pouvant entraîner une paralysie temporaire. On note également des rougeurs sur la partie de la veine par laquelle les produits ont été administrés. L’anesthésie peut entraîner des troubles de mémoire chez un patient après l’opération. Ces troubles passagers disparaissent et n’influent pas sur le patient. Tous ces risques s’observent après le réveil du patient. Pour les limiter, il est important de signaler toutes les remarques particulières liées à sa santé. Par ailleurs, il arrive très rarement les risques d’allergie au produit anesthésique, d’arrêt cardiaque, de problèmes pulmonaires ou d’une asphyxie.

L’anesthésie loco-régionale

Les risques varient selon que l’on se trouve dans le cadre des blocs centraux ou périphériques. Dans le premier cas, les risques sont rares grâce aux techniques améliorées de plus en plus employées (échographie). Ces techniques permettent de déterminer avec précision et de visualiser le nerf à anesthésier. Toutefois, il existe des cas de nausées et de vomissements suite à l’injection d’un produit morphinique. Dans le second cas, les risques sont relativement importants et se rapprochent de ceux observés lors de l’anesthésie générale. Ils sont relatifs à la délicatesse des doses anesthésiques injectées et aux particularités des réactions physiologiques de chaque organisme. Ils se traduisent par de rares cas d’allergie aux produits anesthésiques (curares).

On peut également noter l’éventualité d’un hématome, d'un nerf endommagé, d'une injection mal faite. Ces risques sont généralement réversibles. C’est le cas de la régénération de nerfs abîmés. Des risques plus importants peuvent cependant être observés. Il s’agit d’une chute brusque de la tension (hypotension) ou la manifestation de la rétention soudaine d'urine. En fonction de la nature du produit anesthésique injecté, le patient peut perdre, de façon passagère, la sensibilité et la motricité de la partie anesthésiée. Ces fonctions sont récupérées les heures qui suivent l’anesthésie. L'anesthésie péri-médullaire présente aussi des risques cardiovasculaires et de troubles de mémoire mais ils sont moins importants qu’en cas d’anesthésie générale.